L’indignation collective témoignée depuis maintenant plusieurs mois à la suite des révélations et prises de parole publique au sujet des violences faites aux femmes doit se transformer en mobilisation et en actions concrètes au sein des entreprises.

Depuis 45 ans, le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est inscrit dans la loi. Depuis, les lois se succèdent pour dire la même chose, à travail égal, salaire égal. Mais, quand les lois se répètent pour dire la même chose c’est sans doute le signe qu’elles ne sont pas appliquées !

Encore aujourd’hui les chiffres sont cruels [1] :

Si ce sont 21 % des hommes et 27 % des femmes qui ont un diplôme de niveau Bac+3 ou plus, on constate que 62 % des hommes qui ont un tel diplôme sont cadres cependant que seulement 36 % des femmes du même niveau de diplôme le sont.

Ces écarts se retrouvent sur les niveaux de rémunération bien sûr.

Le revenu net moyen des hommes ayant un diplôme de niveau Bac+3 ou plus est supérieur de 46 % à celui des femmes ayant le même diplôme.

Toutes catégories confondues, en intégrant toutes les causes, explicables ou non, le revenu moyen des hommes est supérieur de 34 % à celui des femmes et l’écart est de 29% pour la catégorie cadre Ces différences de niveaux se traduisent en masse avec des écarts considérables sur une carrière Ainsi, le manque à gagner sur une carrière de 40 ans pour une salariée ayant un diplôme de niveau Bac+3 ou plus est de plusieurs centaines de milliers d’euros  Sans parler des conséquences en matière de retraite.

Encore en 2018, on peut dire que sur le marché du travail une femme coûte moins cher qu’un homme. Même si les femmes sont plus diplômées que les hommes, leurs diplômes n’ont ni le même poids ni le même prix.

 

Donc, oui, la journée internationale des droits des femmes est encore nécessaire et la mobilisation de la CFE-CGC va continuer tant que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ne sera pas atteinte.

Toutes les structures de la CFE-CGC sont mobilisées pour un égal accès aux postes de responsabilité et dans la même logique que le « name & shame » nous revendiquons que chaque entreprise affiche publiquement la répartition des hommes et des femmes dans chaque catégorie professionnelle et chaque niveau hiérarchique. Cette transparence permettra de mettre en lumière les entreprises vertueuses et servira d’aiguillon à celles qui tardent à appliquer la loi.

Mais pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes, nous voulons aller plus loin. Nous estimons que la définition française du harcèlement sexuel doit être mise en conformité avec la directive européenne du 23 septembre 2002 relative à la mise en œuvre du principe d’égalité de traitement entre les femmes et les hommes. En effet, la Loi française impose une condition de répétition des actes pour que le délit de harcèlement sexuel soit constitué ce qui représente un obstacle de taille pour que les victimes puissent faire valoir leurs droits. Nous demandons donc au législateur de supprimer cette condition de répétition.

Par ailleurs, force est de constater que l’ordonnance du 22 septembre 2017 relative à la prévisibilité et à la sécurisation des relations de travail qui a réduit à 12 mois le délai de prescription pour contester en justice la rupture de son contrat de travail ne permet pas aux femmes victimes de harcèlement sexuel de prendre l’initiative d’une action en justice en cas de licenciement. Nous revendiquons donc que ce délai de prescription soit aligné sur celui du Code pénal pour le délit de harcèlement sexuel, soit 6 ans.

De façon unitaire, les syndicats dont la CFE-CGC, ont interpelés le gouvernement autour d’un certain nombre de propositions qui ne sont pas reprises ici mais pour lesquelles nous attendons des réponses. La grande cause nationale annoncée par le Président de la République autour de l’égalité Femmes/Hommes, doit se traduire en actes concrets à la hauteur de cet enjeu majeur pour notre pays.

 

La CFE-CGC continuera son action, grâce au soutien de son réseau de militants — le réseau équilibre — en faveur d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes et pour briser le plafond de verre qui nuit au déroulement de carrière de trop nombreuses femmes.

 

[1] Les coûts des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes en relation avec leurs diplômes, septembre 2017 

 

La Fédération CFE-CGC de la Métallurgie a signé avec l’UIMM, le 9 janvier 2018, un procès-verbal de réunion prévoyant la conclusion d’un accord revalorisant les barèmes des appointements annuels minimaux Ingénieurs & Cadres de la branche, de 1,2% pour 2018.

Toutefois, l’accord ne pourra se conclure définitivement qu’à l’aune de la mesure d’audience syndicale spécifique à la catégorie des ingénieurs et cadres de la Métallurgie, la branche ne disposant pas, à la date de la réunion, du poids de la signature de chacune des organisations syndicales représentatives dans le collège cadres.

La CFE-CGC et les autres organisations syndicales ont donc convenu de signer une demande conjointe au ministère du travail afin qu’il publie un arrêté sur cette mesure. Cette dernière pourrait être effective courant février.

Par ailleurs, il est convenu une disposition prévoyant d’examiner de nouveau avec l’UIMM l’évolution de la situation économique et d’en tirer les conséquenses sur l’evolution des barèmes annuels, au cours du mois de septembre 2018, par le biais d’une clause dite de « revoyure ».

Contact presse

Haut-Rhin

Comme chaque année, le syndicat de la Métallurgie d’Alsace et des Vosges CFE-CGC a négocié les minima salariaux dans les 3 départements que couvrent ses statuts.

Dans les département du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, l’UIMM après d’âpres négociations a fini par proposer une augmentation d’environ 1,1 % des minima salariaux. Le résultat correspondant au minimum des attentes du syndicat, les deux accords ont été signés. Ils devront s’appliquer auprès de toutes les entreprises de la Métallurgie à compter de la parution de l’arrêté d’extension. Ils s’appliquent à partir du 1er juillet 2017 à toutes les entreprises adhérentes à l’UIMM des deux départements.

Pour ce qui est des Vosges, la proposition de l’UIMM a été très décevante et ce malgré  une proposition d’accord non signée l’année dernière. En effet les représentants de l’UIMM sont restés sur leur proposition de nivellement des salaires les plus hauts afin de favoriser les plus bas. Cela fait des années qu’une grande partie des populations Techniciens et Agents de Maitrise des Vosges se retrouvent défavorisées. La CFE-CGC insiste sur le fait que si l’UIMM tient à trouver et à garder les Techniciens et Agents de Maitrise dont elle a besoin dans les entreprises de la Métallurgie,  elle doit mieux les considérer. Sinon ils iront voir ailleurs. La CFE-CGC a décidé de ne pas cautionner ce choix et a pris ses responsabilités en n’apposant pas sa signature.

Avec 146 000 salariés dans le Grand Est, le secteur de la Métallurgie représente 61,5 % des emplois salariés de l’Industrie et 10,8 % du secteur marchand du Grand Est. Malmené depuis plusieurs années, l’emploi de la Métallurgie de la Région a régressé de 19,1 % entre 2008 et 2015.

L’analyse que nous vous proposons sur notre site a été réalisé par l’OREF (Observatoire Régional sur l’Emploi et la Formation pour le Grand Est) et publiée en juillet 2017. Elle vous permettra de vous éclairer et d’en savoir plus sur les métiers de ce secteur.  Accès à l’étude

Pour plus d’informations : http://www.oref-alsace.org/

La loi du 20 août 2008 a modifié les critères de représentativité syndicale. Depuis ce texte, tous les 4 ans la mesure de la représentativité des Organisations Syndicales est recalculée.

Une organisation syndicale doit recueillir au moins 8 % des suffrages exprimés pour être représentative au niveau national interprofessionnel. Elle doit en outre être représentative à la fois dans des branches de l'industrie, de la construction, du commerce et des services.

Le Syndicat de la Métallurgie d’Alsace et des Vosges CFE-CGC, faisant parti de l’industrie, avait comme mission de passer la barre fatidique des 8% afin de contribuer à la représentativité de la branche de l’Industrie mais aussi pour continuer à siéger dans les instances territoriales de l’UIMM.

Voilà qui est chose faite depuis la parution des chiffres du 31 mars 2017 par la DGT.

Avec un score interprofessionnel de 19,39 % des voix dans son champ statutaire (12.27% tous collèges confondus), la CFE-CGC renforce sa position d’acteur incontournable.

Plus proche du SMAV, dans le périmètre de ses statuts :

  • Sur la convention collective des Ingénieurs et Cadres la CFE-CGC s’octroie la part du lion avec un résultat de 45,9 %.
  • Sur la convention collective du Bas-Rhin, le SMAV se positionne à 14,6%.
  • Sur la convention collective du Haut-Rhin, le SMAV prend la 2ème position avec 22,5%
  • Sur la convention collective des Vosges, le SMAV conforte ses résultats de 2013 et empoche la 4ème place en totalisant 13,1% des voix.

Ces très bons scores reflètent la dynamique du Syndicat et de ses militants qui à force de persuasion et de pragmatisme récoltent aujourd’hui les fruits de nos efforts pour la défense de l’Encadrement.

D’ores et déjà la CFE-CGC joue un rôle primordial dans la refonte de la Convention Collective de la Métallurgie. La publication des résultats ne fera que conforter la CFE-CGC sur le rôle qu’elle doit tenir et jouer auprès de l’UIMM.

Le Président du Syndicat de la Métallurgie d’Alsace et des Vosges accompagné de son Bureau et de tous les Délégués Syndicaux, les élus ou les désignés qui ont fait le choix de la CFE-CGC œuvrent au quotidien pour défendre l’Encadrement et ses idées. Nous remercions les Ingénieurs et Cadres, les Techniciens et Agents de Maitrise qui nous font confiance.

N’attendez plus pour partager nos valeurs et prendre contact avec VOTRE SYNDICAT, contactez-nous par nos sites internet www.cfecgc-smav.fr ou www.metallurgie-cfecgc.com ou encore directement à notre siège en téléphonant au 06 79 100 330 en indiquant votre convention collective. La mesure publiée vendredi n’est qu’une étape dans le processus. Le travail est à remettre sur le métier afin que la mesure de 2021 soit à la hauteur de nos attentes et des vôtres.

Rejoignez-nous !!!