En 2019, la Ministre du Travail essayait de nous expliquer que sa réforme de l’Assurance chômage était juste et équilibrée, car les efforts étaient partagés entre :

      • Les entreprises, avec la mise en place du bonus / malus
      • Les salariés, avec la réforme du mode de calcul de l’allocation
      • Les cadres avec la mise en place de la dégressivité

Dès le début la CFE-CGC a dénoncé une réforme qui nous semblait inique, violente et déséquilibrée.

Adjoignant la parole aux actes, nous avons contesté la réforme en justice.

Manifestement, nous avons eu raison puisque le Conseil d’État vient de donner une leçon de droit au Gouvernement en soulignant, par exemple, que la réforme du mode de calcul de l’allocation portait atteinte au principe d’égalité de traitement.

Résultat des courses, le Conseil d’État annule la réforme du SJR, et le Bonus-Malus vicié par une rédaction hasardeuse.

Si la CFE-CGC se félicite de cette décision, qui met à mal le projet de gouvernement de faire des économies sur le dos des demandeurs d’emploi, nous regrettons le fait que désormais, la majorité des efforts sont, une fois de plus, supportés par les cadres avec la dégressivité.

Devons-nous encore rappeler que l’équilibre du régime repose sur le fait que les cadres apportent le plus de contributions et consomment le moins de prestations ?

Devons-nous encore rappeler que la dégressivité est une sanction injustifiée qui pénalisera à terme tous les demandeurs d’emploi ?

Devons-nous encore rappeler que la dégressivité ne marche pas, et entraine plus d’externalité négative qu’autre chose ?

En cette période de crise sanitaire, sociale et économie, stigmatiser les cadres, et sanctionner la classe moyenne est une idée dangereuse…

Le Gouvernement ne doit pas simplement ajuster sa réforme, il doit l’abandonner !

La convention de 2017 est pour nous un texte courageux et équilibré qui va dans le bon sens.

Agir en responsabilité c’est admettre ses erreurs, et les corriger.

 

Pierre Jan

Relations Presse et institutionnelles

01 55 30 12 92 |  06 32 05 69 02 | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

   Promise il y a un an , la publication des résultats de l’étude sur les émissions des dernières technologies de moteurs Diesel vis-à-vis de la classification Crit’air 1 n’a toujours pas été rendue publique. Pourtant, elle devient plus que nécessaire. En effet, de plus en plus de décisions sont prises à l’encontre du Diesel, dont le récent refus de la prime à la conversion à l’achat d’Hybrides Diesel, sans résultats tangibles et partagés quant aux émissions polluantes des moteurs diesel de dernière génération.

   La CFE-CGC rappelle que pour atteindre les objectifs environnementaux, la neutralité technologique doit demeurer la règle unique. Il ne peut y avoir de technologie interdite ou favorisée sans étude scientifique de leurs impacts environnementaux. Et ce, quels que soient les véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

   La CFE-CGC ne comprend pas un tel atermoiement de la part du gouvernement sur la publication d’une étude réellement scientifique alors que les décisions coercitives à l’encontre de l’automobile se multiplient à un rythme effréné. Au-delà de la question de la préservation de l’environnement, c’est tout un éco-système français lié à lafabrication des moteurs diesel qui est en droit de connaître ces résultats sans plus attendre. L’avenir de milliers d’emplois sur le sol français ne peut relever que du lobbying de certains ministres.

Contact presse Eric VIDAL | Référent Automobile CFE-CGC   06 89 75 71 99

  

La CFE-CGC Métallurgie signe ce jeudi 30 juillet un accord de branche mettant en place le dispositif ARME (Activite Réduite pour le Maintien dans l’Emploi). Cet accord s’adresse aux entreprises qui font face à une réduction d’activité durable tout en préservant les emplois et les compétences.


Cet accord établit le dispositif d'activité partielle de longue durée initié par la branche dans son Manifeste du 18 mai 2020, signé par la CFE-CGC.


 La CFE-CGC a défendu et obtenu que soit privilégiée la mise en place de ce dispositif spécifique par la voie de la négociation d’établissement, d’entreprise ou de groupe, afin que l’accord de branche joue exclusivement son rôle supplétif.


 Une nouvelle fois, la CFE-CGC prend ses responsabilités et considére que ce dispositif amortira de manière non négligeable la situation des entreprises en difficulté. Celles-ci auront ainsi un nouvel outil à leur disposition leur permettant de préserver l’emploi et les compétences, pour redémarrer leur activité industrielle et la pérenniser.


 

 

 

 

 

Dans le contexte de crise sanitaire, sociale et économique, le logement redevient une des préoccupations essentielles des français. Dans ce cadre exceptionnel et sans concertation avec les partenaires sociaux Emmanuelle WARGON, ministre du logement, vient de confirmer la ponction de 1 milliard d’euros sur les comptes d’Action Logement.

 

La CFE-CGC tient à rappeler que cet organisme paritaire est financé par la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC), cotisation assise sur les salaires. Ce sont donc les salariés que l’État veut spolier et dissocier indirectement le lien emploi-logement.

 

Au-delà de la forme et de cette propension de l’État à ignorer les corps intermédiaires qui créent la richesse de la Nation, se pose la question de l’avenir d’Action Logement, de ses 18.000 salariés et de cet outil du modèle social à la française qui depuis 1953 accompagne les salariés dans leur parcours résidentiel.

 

Les annonces d’une baisse de cotisation passant de 0,45 à 0,20 % de la masse salariale, réduisant les ressources pour la construction de logements sociaux en France, ne sont pas de nature à rassurer les salariés et la comparaison ces 20 dernières années des salaires au regard de l’évolution du coût du logement laisse augurer des lendemains sociaux difficiles.

 

Pour la CFE-CGC, le logement dans toutes ses composantes, et notamment l’amélioration thermique, sont des leviers économiques non délocalisables qui peuvent être activés immédiatement et participer à la relance économique dont notre pays a besoin ; tout en priorisant la proximité du logement avec l’emploi, des bâtiments non énergivores, le renouvellement et la qualité du logement.

 

La crise sanitaire appelle aussi à sécuriser le parcours résidentiel des accédants à la propriété lesquels, avec la baisse de leurs revenus (la Banque de France prévoit un million de chômeurs supplémentaires), vont rapidement se trouver en situation de surendettement.

 

C’est pourquoi, la CFE CGC propose la création d’un fond de solidarité spécifique visant à éviter la perte du logement pour les victimes économiques et sanitaires COVID, ce qui serait vécu comme une double peine injuste. Ce fond serait doté par Action Logement, les banques (un délai de grâce sur les crédits immobilier leur est opposable au titre du code de la consommation), et serait géré par la Banque de France.

 

La CFE-CGC fera part de ses propositions à Madame la Ministre du logement lors de sa future rencontre insistant sur la gravité du moment qui n’est pas de baisser la quotité de la participation des employeurs à l’effort de construction mais de l’adapter à la situation COVID et post COVID.

 

La CFE-CGC Métallurgie a signé avec l’UIMM, le mercredi 5 février 2020, l’accord revalorisant les barèmes des appointements annuels minimaux Ingénieurs & Cadres de la branche Métallurgie à 1,3% pour 2020.

Cet accord inclut également une clause de rendez-vous. Il a été convenu avec l’UIMM d’examiner de nouveau l’évolution de la situation économique et d’en tirer les conséquences, au cours du mois de septembre 2020.

L’audience CFE-CGC est de 53% de la population des ingénieurs et cadres de la branche.