La CFE-CGC condamne avec force l’élargissement par décrets de la collecte de données des fichiers visant à prévenir les atteintes à la sécurité publique (les fichiers PASP, GIPASP et EASP). Désormais les citoyens susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique ou la sureté de l’État, pourront être fichés au regard de leur « appartenance » syndicale, « opinions » politiques, ou encore « convictions » philosophiques ou religieuses, alors qu’auparavant ce fichage ne faisait référence qu’à la notion « d’activités ».

Une différence de taille et passée en quasi-catimini, puisque l’éclairage de la CNIL a été demandé sur des textes ne mentionnant pas l’extension de cette portée. Pour la CFE-CGC, ces décrets bafouent le fonctionnement de nos institutions, et portent une atteinte grave au fonctionnement démocratique de notre pays.

Au-delà de la disproportion manifeste des moyens mis en œuvre pour garantir la sécurité publique de nos concitoyens, ce procédé traduit le manque de confiance du gouvernement dans nos institutions, et dans les femmes et les hommes qui les composent.

La CFE-CGC, syndicat indépendant politiquement, a toujours considéré la diversité des opinions et des idées comme sa plus grande richesse. Le respect des libertés individuelles, le droit d’exprimer et d’affirmer son point de vue, le droit de manifester son désaccord, constituent le socle des droits fondamentaux de notre démocratie. Surveiller désormais les « habitudes de vie » de chacun, est non seulement une atteinte grave à la défense de nos libertés individuelles, mais peut potentiellement conduire à une manipulation d’opinions, comme nous le démontrent certains États totalitaires, aux pratiques dénoncées par le même gouvernement qui en prépare pourtant le terreau.

Aussi, face à ce grand danger et au nom de la préservation de notre pluralité d’opinions, ciment de notre République, la force de notre nation qui dans sa constitution reconnait aux individus qu’« ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité », la CFE-CGC mettra en œuvre tous les moyens juridiques à sa disposition pour que cette richesse puisse continuer de s’exprimer, et que le pays des Droits de l’Homme demeure celui de la Liberté, de l’Égalité et la Fraternité.

 

Pierre Jan - Relations Presse et institutionnelles
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Proposition de loi portant la création d’un fonds d’indemnisation des victimes de la covid-19

La CFE-CGC continue à militer en faveur d’une juste indemnisation des victimes de la covid-19

 

La CFE-CGC a répondu présente ce matin à l’Assemblée Nationale pour l’audition du député Régis Juanico, dépositaire d‘une proposition de loi visant à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de la covid-19.

Dans un courrier envoyé au ministre de la santé au mois de Juin, la CFE-CGC demandait déjà l’ouverture d’un tel fonds, en vue d’une indemnisation simple et rapide des victimes, et au bénéfice d’un public plus large que les soignants. 

Notre demande est restée sans réponse. Le système de reconnaissance en maladie professionnelle qui a vu le jour en septembre ne permet en réalité, au vu des conditions posées, qu’une indemnisation d’un nombre limité de victimes. En quatre mois, seulement une centaine de demandes de reconnaissance en maladie professionnelle aurait été déposée. 

Cette audition a été l’occasion pour la CFE-CGC de saluer l’initiative parlementaire et le contenu proposé : un fonds qui indemnise plus avantageusement  la reconnaissance en maladie professionnelle, au bénéfice de toute personne connaissant des séquelles temporaires ou définitives, ou des ayants droit des personnes décédées.

Cette proposition de loi remet en question la responsabilité de l’État dans la gestion de la crise sanitaire : il s’ensuit pour la CFE-CGC, que l’État doit accepter l’ouverture de ce fonds, et le financer. Une aide financière de la CATMP ne pourrait intervenir que très partiellement, pour couvrir le champ des victimes de la covid contaminées dans le cadre de leur travail.

  

Pierre Jan - Relations Presse et institutionnelles
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   Promise il y a un an , la publication des résultats de l’étude sur les émissions des dernières technologies de moteurs Diesel vis-à-vis de la classification Crit’air 1 n’a toujours pas été rendue publique. Pourtant, elle devient plus que nécessaire. En effet, de plus en plus de décisions sont prises à l’encontre du Diesel, dont le récent refus de la prime à la conversion à l’achat d’Hybrides Diesel, sans résultats tangibles et partagés quant aux émissions polluantes des moteurs diesel de dernière génération.

   La CFE-CGC rappelle que pour atteindre les objectifs environnementaux, la neutralité technologique doit demeurer la règle unique. Il ne peut y avoir de technologie interdite ou favorisée sans étude scientifique de leurs impacts environnementaux. Et ce, quels que soient les véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

   La CFE-CGC ne comprend pas un tel atermoiement de la part du gouvernement sur la publication d’une étude réellement scientifique alors que les décisions coercitives à l’encontre de l’automobile se multiplient à un rythme effréné. Au-delà de la question de la préservation de l’environnement, c’est tout un éco-système français lié à lafabrication des moteurs diesel qui est en droit de connaître ces résultats sans plus attendre. L’avenir de milliers d’emplois sur le sol français ne peut relever que du lobbying de certains ministres.

Contact presse Eric VIDAL | Référent Automobile CFE-CGC   06 89 75 71 99

En 2019, la Ministre du Travail essayait de nous expliquer que sa réforme de l’Assurance chômage était juste et équilibrée, car les efforts étaient partagés entre :

      • Les entreprises, avec la mise en place du bonus / malus
      • Les salariés, avec la réforme du mode de calcul de l’allocation
      • Les cadres avec la mise en place de la dégressivité

Dès le début la CFE-CGC a dénoncé une réforme qui nous semblait inique, violente et déséquilibrée.

Adjoignant la parole aux actes, nous avons contesté la réforme en justice.

Manifestement, nous avons eu raison puisque le Conseil d’État vient de donner une leçon de droit au Gouvernement en soulignant, par exemple, que la réforme du mode de calcul de l’allocation portait atteinte au principe d’égalité de traitement.

Résultat des courses, le Conseil d’État annule la réforme du SJR, et le Bonus-Malus vicié par une rédaction hasardeuse.

Si la CFE-CGC se félicite de cette décision, qui met à mal le projet de gouvernement de faire des économies sur le dos des demandeurs d’emploi, nous regrettons le fait que désormais, la majorité des efforts sont, une fois de plus, supportés par les cadres avec la dégressivité.

Devons-nous encore rappeler que l’équilibre du régime repose sur le fait que les cadres apportent le plus de contributions et consomment le moins de prestations ?

Devons-nous encore rappeler que la dégressivité est une sanction injustifiée qui pénalisera à terme tous les demandeurs d’emploi ?

Devons-nous encore rappeler que la dégressivité ne marche pas, et entraine plus d’externalité négative qu’autre chose ?

En cette période de crise sanitaire, sociale et économie, stigmatiser les cadres, et sanctionner la classe moyenne est une idée dangereuse…

Le Gouvernement ne doit pas simplement ajuster sa réforme, il doit l’abandonner !

La convention de 2017 est pour nous un texte courageux et équilibré qui va dans le bon sens.

Agir en responsabilité c’est admettre ses erreurs, et les corriger.

 

Pierre Jan

Relations Presse et institutionnelles

01 55 30 12 92 |  06 32 05 69 02 | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Dans le contexte de crise sanitaire, sociale et économique, le logement redevient une des préoccupations essentielles des français. Dans ce cadre exceptionnel et sans concertation avec les partenaires sociaux Emmanuelle WARGON, ministre du logement, vient de confirmer la ponction de 1 milliard d’euros sur les comptes d’Action Logement.

 

La CFE-CGC tient à rappeler que cet organisme paritaire est financé par la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC), cotisation assise sur les salaires. Ce sont donc les salariés que l’État veut spolier et dissocier indirectement le lien emploi-logement.

 

Au-delà de la forme et de cette propension de l’État à ignorer les corps intermédiaires qui créent la richesse de la Nation, se pose la question de l’avenir d’Action Logement, de ses 18.000 salariés et de cet outil du modèle social à la française qui depuis 1953 accompagne les salariés dans leur parcours résidentiel.

 

Les annonces d’une baisse de cotisation passant de 0,45 à 0,20 % de la masse salariale, réduisant les ressources pour la construction de logements sociaux en France, ne sont pas de nature à rassurer les salariés et la comparaison ces 20 dernières années des salaires au regard de l’évolution du coût du logement laisse augurer des lendemains sociaux difficiles.

 

Pour la CFE-CGC, le logement dans toutes ses composantes, et notamment l’amélioration thermique, sont des leviers économiques non délocalisables qui peuvent être activés immédiatement et participer à la relance économique dont notre pays a besoin ; tout en priorisant la proximité du logement avec l’emploi, des bâtiments non énergivores, le renouvellement et la qualité du logement.

 

La crise sanitaire appelle aussi à sécuriser le parcours résidentiel des accédants à la propriété lesquels, avec la baisse de leurs revenus (la Banque de France prévoit un million de chômeurs supplémentaires), vont rapidement se trouver en situation de surendettement.

 

C’est pourquoi, la CFE CGC propose la création d’un fond de solidarité spécifique visant à éviter la perte du logement pour les victimes économiques et sanitaires COVID, ce qui serait vécu comme une double peine injuste. Ce fond serait doté par Action Logement, les banques (un délai de grâce sur les crédits immobilier leur est opposable au titre du code de la consommation), et serait géré par la Banque de France.

 

La CFE-CGC fera part de ses propositions à Madame la Ministre du logement lors de sa future rencontre insistant sur la gravité du moment qui n’est pas de baisser la quotité de la participation des employeurs à l’effort de construction mais de l’adapter à la situation COVID et post COVID.